Qui a eu un jour cette idée folle... • Le luxe d'être soi

Qui a eu un jour cette idée folle…

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© Photo Bonnie Tsang

 

Au départ, avant même de créer une entreprise, j’ai voulu créer un blog.

Parce que je voulais faire passer un message qui me tenait à coeur : arrêtez de vouloir ressembler à tout le monde, soyez juste vous-même. Presque 3 ans après avoir eu un jour cette idée folle, je peux maintenant dire que quand nos batailles nous semblent justes, et nécessaires, les choses bougent, changent… les choses marchent.

Presque 3 ans après, mon luxe c’est d’être moi et d’avoir une entreprise qui marche grâce à ça… mais la réussite n’est jamais une fin en soi, et plus la barre monte, plus il faut se remettre en question, ne jamais se croire arrivé, vérifier sa propre cohérence… sous peine de se perdre rapidement en cours de route.

Ça aussi c’est un travail à temps plein, en plus de tout le reste, et personne ne nous y prépare. On dit toujours qu’on ne naît pas entrepreneur, on le devient, je trouve que c’est particulièrement le cas quand le business marche. Qu’on doit apprendre au jour le jour à utiliser son énergie à bon escient, à gérer les sollicitations, à trouver l’équilibre avec sa vie personnelle, à être exposé au regard et au jugement des autres.

Parce que pire que la peur de l’échec, je crois qu’il y a une peur bien plus grande qu’on soupçonne rarement : celle de la réussite.

 

Notre peur la plus profonde n’est pas d’être insuffisant.
Notre peur fondamentale est d’être capable, au-delà de toute mesure.
C’est notre propre lumière, et non notre obscurité, qui nous effraie le plus…”
– Marianne Williamson

 

Ce blog, depuis le départ, je l’ai pensé, conçu et animé avec un grand désir de liberté. Rebelle dans l’âme, je ne crois ni au mode d’emploi, ni aux recettes miracles, et il n’y a rien de plus engageant comme démarche que celle d’oser être soi.

Au fil du temps, je vois et je sens l’écho que tout cela prend, cela me ravit évidemment, cela me pousse à être aussi toujours plus exigeante et plus pointue dans mes propos. Mon blog n’est soumis à aucune pression commerciale, aucune contrainte de temps, et chacun est libre de s’inspirer ici de ce que bon lui semble. Je me rends compte aussi que c’est ça ce qui plaît, c’est ça qui marche.

En revanche, je voudrais préciser une chose qui devient récurrente depuis l’article 6 leçons de business que la vie m’a apprises : on me demande de plus en plus souvent de l’aide, des conseils, un accompagnement même, pour trouver sa voie professionnelle, transformer des idées en projet d’entreprise, retrouver l’espoir en ces temps de crise… et ça, ce n’est pas mon métier.

Je ne fais pas du coaching en développement de carrière, ni en création d’entreprise, ni en confiance en soi, ou en l’avenir… déjà parce que je ne suis pas coach, je n’en ai pas la formation. J’ai appris un tas de choses à “l’école de la vie”, que j’ai formalisé dans ma méthode d’accompagnement, je suis donc surtout partisane du bon sens et c’est que je partage ici et avec mes clients.

 

C’est quoi mon métier alors ?

 

“Conseil en identité de marque”, ça résume ce que je fais, mais ça n’explique pas tout. Alors concrètement, mes clients sont des entrepreneurs en phase de développement qui font appel à mes services avec une problématique commune : le besoin de passer à la vitesse supérieure avec davantage de cohérence.

Cohérence avec soi-même d’abord, avec ses clients, avec ce qu’on vend, ce qu’on dit, ce qu’on montre, ce qu’on communique de façon générale. A travers Le luxe d’être soi, je propose donc 3 types de prestations :

 

1. Du conseil aux entreprises
et aux marques

 

Sous forme de mission de 6 à 12 mois pendant lesquels les cerveaux fument, la vision se structure et les yeux brillent. Je les aide à clarifier leur identité et leur vision, à structurer leur territoire de marque et à monter en gamme.

Je travaille également sous forme de mission plus courte et ponctuelle (quelques heures) pour amener un éclairage sur une problématique spécifique, apporter mon oeil et mon analyse sur un positionnement, un discours, une image…

Je le dis toujours, avant de travailler avec une entreprise (le secteur d’activité ne m’importe pas), je travaille avec un entrepreneur. Pour moi c’est quand il y a une vraie rencontre humaine, au-delà des casquettes professionnelles, que le business prend tout son sens et que les résultats sont les plus significatifs – dans les 2 sens.

 

2. De la formation
sur un programme de 9 mois

 

9 mois de gestation pour réenchanter son business, ses clients, son offfre… et d’abord soi-même. Un travail en petit groupe d’entrepreneurs (6 personnes maximum) pendant 4 à 5 journées réparties sur 9 mois.

“J’ai aujourd’hui le sentiment de savoir où je vais et pourquoi j’y vais, d’incarner un peu plus chaque jour mon entreprise”

“Je vois un impact direct de la formation sur ma rémunération, mon bien-être et l’adéquation de ma clientèle avec mon offre de service”

“La formation a fait germer et éclore d’une si jolie façon tout ce qui fait désormais la richesse de mon entreprise : valoriser qui je suis pour déterminer ce que je fais”

“J’y ai appris le lâcher-prise, le fait que mon parcours d’entrepreneure n’était pas dû au hasard, que mes choix étaient les bons et j’y ai confirmé mes valeurs profondes”

Les témoignages des participantes de l’édition 2012 parlent d’eux-mêmes, vous pouvez les (re)lire dans l’article Connecting people. La 2ème session vient de commencer mardi dernier, la suivante est programmée à partir du 2 juillet.

 

3. Des ateliers et conférences
au sein de réseaux d’entrepreneurs

 

Prendre la parole en public c’était ma hantise, on me l’a proposé, je l’ai fait et j’ai adoré. 6 interventions en 2012, je reprends le micro en 2013 ! Les responsables de réseaux me contactent pour décliner un contenu spécifique (format et durée variable) autour du fil conducteur de mon expertise : la mise en valeurs de son entreprise.

Récemment on m’a contactée pour développer un sujet sur la confiance en soi. Je l’ai dit plus haut, ce n’est pas mon métier. Pour moi c’est une notion qui veut tout et rien dire, par contre derrière il y a un levier et un outil qui me semble essentiel à développer pour être en phase avec son business : l’intuition.

Je n’avais aucune conscience de son importance au démarrage de mon entreprise, je l’ai développé et affiné au fil du temps, puis amené mes clients à pouvoir se fier à la leur pour agir efficacement et mieux communiquer.

J’interviendrai donc le 1er mars au sein du réseau des Mampreneurs Paris sur le thème “Gagner sa vie sans y perdre son âme” : je partagerais ce que j’ai appris, appliqué et transmis sur l’intuition au cours de cette dernière année. Pour s’inscrire, c’est sur le site des Mampreneurs.

Le 6 juin, je prendrai la parole lors de la 2ème édition de la Journée « Maman Travaille », qui réunit entreprises et médias pour faire avancer la cause des femmes actives. J’adore le slogan : « L’égalité au travail comme au foyer ? Avec Maman Travaille, le débat éclot » ! Plus de détails sur ma participation prochainement.

 

Si vous souhaitez qu’on collabore ensemble d’une façon ou d’une autre, n’hésitez pas à me contacter ! Pour tout le reste, il y a ce blog.

 

Finalement entreprendre c’est se découvrir de nouvelles capacités chaque jour qui passe. Un jour on est parti d’une idée folle, et puis pas à pas on la sculpte dans la réalité. Suivre son coeur et son intuition mène toujours quelque part de gratifiant… même si ce quelque part est souvent très éloigné de ce qu’on aurait imaginé au départ.

Au plaisir de continuer à partager ensemble !

 

12 Commentaires

  • Yves

    Champagne ! C’est drôlement bien dit tout ça 😉

    Qu’on en recause vite !!

    • Céline

      Merci Yves ! Oui, à bien vite.

  • Annie, Ma petite entreprise... en Mieux

    Bonjour Céline,

    tu as raison, qui a donc eu un jour cette idée folle d’avoir envie d’être soi et de suivre ses intuitions, ses aspirations ?

    Nous cherchons trop à nous conformer, mais pour quoi au juste ?

    Être entrepreneur est une posture à adopter, on le devient peu à peu, pour le reste, il “suffit” d’aller puiser au fond de nous-mêmes.

    Peut-être avons-nous cette peur inavouée de réussir parce qu’on nous a répété trop longtemps, trop souvent, que ce serait difficile, voire impossible.

    “Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait…” disait Mark Twain

    Gardons confiance en nos rêves, à défaut d’avoir confiance en nous-même.

    Merci !

    • Céline

      D’accord avec toi Annie, nous cherchons à nous conformer tout simplement parce que c’est qu’on nous a appris depuis tout petit. Alors en devenant entrepreneur il est nécessaire de se déconditionner et c’est un long processus, sans doute la meilleure façon d’entrer en connaissance avec soi-même… puisque chaque jour on est face à nos peurs et à nos capacités et il nous faut avancer avec tout ça dans les bagages.

      Faire chaque jour un pas de plus vers la réalisation de soi, ça vaut tout l’or du monde et ça aide à passer les moments creux et sombres…

    • Céline

      🙂

  • patricia

    Bonjour Céline

    Je ne sais pas comment dire…. Il me semble que pour se relier à son intuition, cela demande avant tout à développer une forme de qualité d’écoute. Ce n’est pas forcément inné chez les uns et chez les autres.
    Je dirais que l’on peut naître avec et que pour d’autres, c’est à apprendre.
    Et puis, en fonction de notre état d’esprit, l’intuition est parfois parasitée par des tas de crachouillis qui nous mènent dans le mur.
    J’ai aussi expérimenté que derrière l’intuition, il y a aussi des tas de récupération personnelle qui nous font croire à l’auto-suffisance.
    Il me semble intéressant de savoir ce que chacun met derrière ce mot car il est loin, pour certaines personnes, d’être inoffensif et il peut entraîner beaucoup d’illusion et de manipulation.
    Se relier à cette qualité d’écoute nécessite d’être bien ancré et enraciné. Et cela s’apprend.
    Bonne continuation pour ce que vous faites Céline !
    Et merci pour cet article.

    • Céline

      Bonjour Patricia, je pense que qu’être entrepreneur, et particulièrement femme, c’est déjà être en marge d’une certaine façon, avoir développé des capacités à s’adapter en milieu hostile et donc avoir déjà forgé son intuition, souvent sans le savoir. Je remarque que bon nombre d’entrepreneures ne s’autorisent pas à l’écouter, parce que ce n’est pas ce qu’il est communément admis de faire pour bien gérer son business.

      Un business plan hyper précis avec projection à 3 ans a toujours plus de valeur aux yeux des autres, plus tangible, forcément plus rassurant. Mais gérer une entreprise, c’est faire face à l’inconnu chaque jour. Et cette variable d’inconnu on ne peut pas la gérer qu’avec des chiffres et des raisonnements purement logiques. On a souvent tendance à classer et diviser analytique et intuitif, or c’est en conjuguant les 2 qu’on exploite à fond son potentiel.

      Pour être capable de se fier à ça, il faut effectivement avoir déjà fait un vrai travail sur soi, être à l’écoute de soi et surtout du monde qui nous entoure. C’est cette capacité à être autant “connecté” à l’intérieur qu’à l’extérieur qui permet de garder les pieds sur terre et de pouvoir faire des choix intuitifs. Comme pour tout, c’est une discipline qui se peaufine avec le temps et l’expérience. Et dans tout ça, toujours garder son discernement et son libre arbitre.

      Merci pour votre remarque, et à bientôt 😉

  • Céline "La framboise carrée"

    Céline,

    Quelle chance pour moi que tu aies eu cette idée folle !
    Je viendrai t’écouter nous enchanter le 6 juin !

    Au plaisir

    • Céline

      Merci Céline 🙂

  • Phil

    Bonjour Céline.

    Magnifique. C’est toujours un plaisir de te lire.

    La lumière met au vu et su de tous nos aspérités, nos différences , bien cachées auparavant dans l’obscurité.
    oui, cela fait peur, et pourtant c’est ce qui fait nos richesses , ce qui fait que chacun n’est pas un clone de l’autre et nous pouvons apprendre ensemble.

    Dès que tu rayonnes, j’ai l’impression qu’il faut faire attention à ne pas se laisser aspirer par les énergivores ?

    bonne route et merci pour tes écrits qui sont une vrai source d’inspiration

    amicalement
    Phil

    • Céline

      Bonjour Phil, oui je trouve qu’être dans la lumière n’a rien d’inné, c’est un sacré apprentissage aussi que de devoir composer avec une notion impalpable et pourtant essentielle : sa propre énergie et celle des autres. C’est ce que je disais plus haut, utiliser son énergie à bon escient, car on peut vite se disperser sans même s’en rendre compte.

      Je trouve qu’un bon indicateur pour se recentrer, c’est de détecter si ce qu’on fait, ce qu’on dit, avec qui, comment, nous plombe ou nous régénère. Et faire des choix à partir de ça. Loin d’être facile, mais assez efficace !

      A bientôt Phil.

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