Agis dans ton lieu et pense avec le monde • Le luxe d'être soi

Agis dans ton lieu et pense avec le monde

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© Publicité Hermès


Le titre de cet article est une citation d’Edouard Glissant,
poète et philosophe martiniquais

 

Parler en public, chanter, faire de la formation : c’était mon plan A 2012. Ça, c’est fait ! Et maintenant ? Des vacances, des vraies, option dépaysement intégral. Je m’envole aujourd’hui pour 3 semaines en couleurs et en 3D à destination de Kuala Lumpur, Melbourne et Sydney.

Tout comme l’année dernière, je ne souhaiterais pas mes voeux cette année. C’est un choix délibéré car, comme expliqué il y a 1 an, “bonne année, bonne santé”, ça ne signifie plus rien pour moi. Tout au long de l’année sur ce blog j’essaie de faire de chaque article une carte de voeux, un moment de sincérité et de partage dont la date a finalement bien peu d’importance.

 

Peu importe les dates,
pourvu qu’on ait l’ivresse

 

Une année qui se termine, c’est juste une nouvelle qui commence. Les bilans je les fais chaque soir et les résolutions j’essaie de m’y tenir chaque matin. La meilleure façon de ne pas arriver en bout de calendrier en ayant zappé les promesses qu’on s’était faites en cours d’année.

Ce que je voudrais vous dire pour clore 2012, c’est qu’être soi, c’est un p***** de parcours du combattant… mais que ça en vaut la chandelle. Il est tellement plus logique de passer à côté de soi, parce qu’honnêtement rares sont les personnes qui nous encouragent de fond en comble dans ce choix. Choix de vie tout autant que choix de travail : l’un n’allant pas sans l’autre.

 

Tellement plus logique… jusqu’au jour où.

 

Pour x et y raisons, on se prend en pleine face que la vie c’est un aller simple vers l’inconnu et vers l’imprévu. Que tout peut basculer, que tout peut s’arrêter en une demi-seconde : un concept philosophique pour beaucoup, une réalité décapante pour certains.

Dans ces moments où l’on perd ce qu’on croyait nous être vital et que malgré le pire de battre notre coeur ne s’est pas arrêté, on réalise alors qu’il n’est jamais trop tôt ni trop tard pour oser être soi. Et qu’à la roulette russe de la vie, si demain c’est notre tour, autant avoir vécu pleinement, généreusement et intensément.

 

La chance,
c’est la façon dont on choisit
de traverser ce qui nous arrive

 

Dans ma situation, on m’a tellement dit : “tu en as du courage, parce que moi à ta place je…”. Et bien, ne vous mettez surtout pas à ma place. On ne sait JAMAIS ce qu’on ferait à la place de quelqu’un d’autre… jusqu’au jour où. “La force dont on a besoin pour affronter les météorites arrive en même temps que les météorites… pas une seconde avant” (Marie-Pier Charron).

C’est exactement ça. On vit dans l’angoisse permanente de ce qui nous arriverait si… Sauf que quand le “si” vous tombe dessus, vous ne réfléchissez plus avec votre cerveau : vous réagissez avec vos tripes. L’instinct de SURvie a cela d’hallucinant qu’il fait exploser les barrières au-delà desquelles vous pensiez mentalement impossibles d’aller.

Vous êtes propulsé dans un espace hors du temps sans aucun repère ni mode d’emploi, et pour faire face vous vous découvrez des ressources dont vous ne soupçonniez même pas l’existence… et quand vous pensez qu’y en a plus, en fait y en a encore.

Alors quand on me dit, aussi, que j’ai de la “chance” parce que ci et parce que ça, ça me laisse littéralement sans voix. J’ai compris, peut-être très tôt, mais la vie s’est chargée de me le rappeler, que nous sommes seuls responsables de ce qui nous arrive et que nous seuls avons le pouvoir de faire quelque chose à partir de ça.

Votre vie, il n’y a que vous pour choisir le sens que vous voulez lui donner. Pas les médias, pas l’état, pas la crise, pas le qu’en-dira-t-on. Traverser des épreuves d’une dureté inouïe m’a appris qu’il n’y a qu’en changeant son regard sur soi et sa relation à soi qu’on peut changer son regard et sa relation aux autres. Qu’on peut changer son monde. Et donc changer le monde.

 

“Ce n’est pas le vent
qui décide de votre destination.
C’est l’orientation
que vous donnez à votre voile.
Le vent est le même pour tous”
— Jim Rohn —

 

Au cours de cette année écoulée, on m’a beaucoup remerciée d’avoir pris la décision d’embellir ma vie malgré l’adversité, et d’aider les autres à faire de même. En fait je n’ai pris aucune décision : elle s’est imposée à moi.

Les épreuves les plus sombres servent aussi à mettre en lumière des évidences qui bien souvent étaient déjà là, mais enfouies sous des couches de “oui mais non” et de “on verra ça demain”.

Je crois qu’il y a un moment pour tout dans la vie, qui est rarement celui qu’on avait planifié, mais quand le moment est juste, vous le savez au plus profond de vous-même et vous y allez. Vous êtes pétrifié mais vous y allez. Parce que c’est plus fort que vous. Parce que vos tripes parlent plus fort que votre cerveau. Parce que votre coeur ne peut plus se retenir.

 

Parce que vous avez
quelque chose à accomplir

 

Je ne sais pas si c’est ce qu’on appelle un destin, un karma ou une mission, mais je suis convaincue qu’entreprendre, au sens large du terme, c’est vouloir trouver et vivre ça. Cet espace où on se jette dans le vide, sans savoir où on va atterrir, mais dans lequel on se jette quand même parce qu’on est intimement convaincu, malgré la peur, qu’on a un plein à créer à partir de ce vide.

Car le business, ce n’est pas juste une histoire d’argent, de contrats et de clients, mais aussi la meilleure façon d’explorer des questions qu’on fuit tous et qui finissent toujours par nous rattraper : qui je suis ? d’où je viens ? où je vais ? de quoi je suis vraiment capable ? en quoi je suis utile aux autres ? …

 

ÊTRE, pour mieux faire

 

La seule façon de trouver des petits bouts de réponses à ces questions, paradoxalement, ce n’est pas de faire, mais d’être. Être vrai avec ses forces et ses failles, pour pouvoir se lever le matin non pas avec l’envie d’être heureux, mais avec le besoin de se sentir vivant.

Etre vrai, c’est admettrequ’on ne sera jamais parfait, qu’on ne peut pas plaire à tout le monde, qu’on a beau tout anticiper, rien ne se passe jamais complètement comme prévu… et tant pis. Et tant mieux.

Parce qu’à défaut d’avoir une vie à électroencéphalogramme plat bien rangée dans des boîtes pré-étiquetées, on développe des capacités indispensables pour naviguer en eaux troubles, qui s’avèrent particulièrement utiles dans la jungle du monde du travail :

 

Se relever après un échec
Apprendre de ses erreurs
Remettre en question ses certitudes
Se forger des convictions
Développer son empathie
Écouter son intuition
Comprendre l’indicible
S’adapter à l’inconnu

 

Bref à cesser le combat permanent contre soi-même et contre les éléments extérieurs sur lesquels on n’a aucune emprise, pour apprendre à travailler et à avancer avec la vie telle qu’elle est vraiment : indomptable, bouillonnante, mystérieuse, complexe, insaisissable… sans jamais perdre de vue ce qui nous tient à coeur.

Subtil et difficile dosage de maîtrise et de lâcher-prise. Un luxe ? Une nécessité vitale pour ne pas se laisser engloutir par les temps qui courent.

Alors oui je suis, vous êtes, nous sommes tous des cabossés de la vie et pourtant ce monde sans dessus-dessous a désespérément besoin de nous pour se réinventer. Comment garder espoir et tenter de trouver l’équilibre ?

 

Accepter le déséquilibre

 

En acceptant que vivre en voulant gommer toute aspérité et difficulté, c’est la plus grande des illusions. Que les hauts et les bas font partie du package intégral, donc plutôt que de les contourner, autant les regarder en face et les affronter : comprendre ce qu’il y a à en apprendre pour devenir une meilleure version de soi.

En acceptant, surtout, qu’on n’a aucun contrôle sur rien ni personne, sauf sur nos choix, nos paroles et nos actes. J’ai appris que le monde peut s’écrouler, la vie peut tout vous arracher, la seule chose qu’il vous reste c’est votre dignité.

 

Et ça… ça… c’est votre bien le plus précieux.

 

Je vous souhaite pour 2013 d’être vous, tout simplement… pour de vrai, pour de bon et à fond… parce qu’on a tous une date de péremption, même si on fait tout pour l’oublier. Parce que vous avez toutes les cartes entre vos mains et que c’est la meilleure période pour vous le rappeler.

Agis dans ton lieu et pense avec le monde.
Pense dans ton lieu et agis avec le monde.

 

De tout coeur,
merci pour cette année
passée ensemble.

 

34 Commentaires

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    Lety

    Céline,
    je n’ai même pas pris le temps de digérer ton article, il est d’une puissance, j’en ai la gorge serré. On sent dans tes mots cette soif de vivre, ça en est vital.
    Merci pour cette franchise. Bonne vacance.

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    cilou

    Merci pour ces mots si forts et si justes ..

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    Annie, Ma petite entreprise... en Mieux

    Bonjour et au revoir Céline !

    Bonjour pour ce matin.

    Au revoir à ton retour,
    j’en suis certaine, même si nous ne pouvons jamais être sûres de rien. Mais l’indicible, comme tu le nommes, me donne des convictions qui ne s’écrivent pas, ne se prouvent pas, elles sont là.

    Il y a encore 6 mois, j’aurais tenté d’atteindre ce moment parfait, un objectif en soi.
    Aujourd’hui, je sais que ce moment parfait c’est chaque instant qui passe. Ni avant, ni plus tard.

    Hier, j’écrivais sur les réseaux “N’oubliez pas que le meilleur est à venir, si vous le décidez, uniquement si vous le décidez !”
    Cela vaut aussi bien pour notre vie personnelle que pour notre vie professionnelle. Nous sommes UN, indivisible avec nos failles qui sont nos forces.

    Merci pour tous tes très jolis mots. Puissent-ils porter un peu plus loin et un peu plus en eux-mêmes tous ceux qui les liront.

    A très bientôt.

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    Christine Bugarin

    Un billet d’amour de la vie aux accents de requiem et de rock. Pour le moment ça fait une tempête dans ma tête et en même temps ça met du baume sur mon coeur.
    Merci Céline
    Au plaisir de te REvoir bientôt
    bon voyage

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    sybille

    Je suis émerveillée par le rayonnement qui se déploie à chacun des mots écrits dans cet article…Il y a un an et demi,je rencontrais un rayon de soleil, aujourd’hui, je vois le soleil…La manière dont tu décides chaque jour de prendre ta vie en main, parce que tu sais que celle-ci est insaisissable me donne une force incroyable…Oui nous traversons tous des tempêtes plus ou moins fortes et je suis bien d’accord que c’est la manière que nous avons d’y faire face qui fait la différence…Je suis juste admirative, je ne me mets pas à ta place parce que nous avons chacun la notre et c’est ce cet endroit-là avec nos propres expériences que nous devons apprendre à rayonner, à diffuser,à Être, mais quand une personne te montre alors qu’elle a traversé l’horreur, que tout est possible, que le merveilleux existe, je prends cette douceur extrême et je m’en fais une force de chaleur….Hier je regardais “en terre inconnu”et je garde l’idée que nous sommes tous indispensables au moment où nous traversons cette terre même si à l’echelle du monde, nous ne sommes que des grains de sable, c’est ensemble que nous devenons plus Beaux,et nous avons besoin du regard de l’autre pour nous voir dans le miroir…Très belle Céline, que ta route soit, tu en feras, sans aucun doute une route pavée d’or qui viendra réchauffer nos coeurs chaque fois que le doute s’immisce. Je t’embrasse

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    amandine

    Bonjour Céline,
    cette article il est pour moi! tu sais décrire parfaitement ce que je ressent, c’est impressionnant de lire la pensée d’une autre personne et se retrouver face à ses propres réflexions.
    En tant qu’ex danseuse professionnelle la notion de : accepter le déséquilibre me parle d’autant plus :).
    Je te souhaite un magnifique voyage,
    à bientôt
    Amandine

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    morgane

    Céline, quelle chance, euh pardon quelle joie ! de t’avoir rencontrée. Bises virtuelles et réelles

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    Sarah

    Bonjour Céline,
    Je vous remercie pour vos articles et pour la force qui s’en dégage. Quelle générosité que de partager cela avec vos lecteurs.
    Passez de très bonnes vacances!

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    Sophie Duême

    Merci Céline pour ce magnifique article. Force, rayonnement et générosité sont aussi les mots qui me viennent à l’esprit. Belles vacances en couleur !

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    Patricia DETHYRE

    Que dire chère Céline de plus que ce qui précède ? C’est bon, c’est chaud, c’est à la fois émouvant et revigorant de te lire… En même temps que je lisais tes mots, un kaléidoscope d’images et de sensations traversait mon esprit et mon cœur. Moi qui me targue de savoir écrire, je suis toujours incroyablement époustouflée par la justesse de tes mots et leur capacité à montrer l’invisible et à dire l’indicible.
    Tu es une belle personne (au propre et au figuré) comme on en rencontre très peu dans une vie. Je suis heureuse d’avoir croisé ton chemin et égoïstement heureuse de pouvoir puiser dans la volonté de ton esprit, dans la force de tes mots, dans le courage de tes actes, l’énergie nécessaire pour me transformer et oser devenir moi ! Bonnes vacances et à très bientôt.

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    BOGEARD

    quand la vie nous donne des leçons et qu il nous faut décider de vivre; et alors des ressources insoupçonnées émergent, des priorités nouvelles apparaissent; merci beaucoup de partager ton expérience et ta soif de vivre bien en accord avec tes valeurs. Cela fait du bien au coeur et au moral de choisir de vivre sa vie en étant soi et regarder le positif pour avancer. Merci et bonnes vacances!

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    virginie cattiau

    Céline MERCI MERCI ! je trouve ça tellement beau fort ! Je vais me permettre de le diffuser au mien car tout cela correspond tellement à mon parcours que je n’ai rien à ré-écrire tu as tout dit… alors Vive 2013 et ce qu’elle nous réserve !

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    Sylvie

    Merci pour ces mots qui résonnent en moi…

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    Alexandra

    Un grand MERCI, Céline, de tes magnifiques messages qui touchent le coeur.
    Bon voyage et que l’aventure continue encore de nombreuses années!
    Je vais partager ce message à mes amis, car ce que tu transmets est tellement vrai, simple et beau…
    Au plaisir de te lire à nouveau!

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    Ludivine Laguerre

    Merci Céline pour ce partage, encore de quoi réfléchir!!!
    (et pour ce petit clin d’oeil au martiniquais Glissant…)

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    SL

    On retrouve toute la belle énergie de feu qui est tienne et on voit émerger la sagesse, le recul qui ont été les cadeaux -parfois déguisés- de la vie, ces dernières années.

    Merci de le partager avec tant de sincérité et de nous mettre face à cette grande Vérité 🙂

    Passe de beaux moments aux antipodes et reviens chargée de lumière,

    SL

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    Aurélie Perles de Voyages

    Quelle énergie ! quel amour de la vie !
    Ce que tu écris, est ce que je vis…tu sais pourquoi !
    Tes mots se bousculent dans ma tête et mon coeur…tu es source d’inspiration…merciiiiii de tout ce que tu ES !
    Beau voyage !

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    Sophie ensemblectout

    Le luxe d’être soi,je l’apprends tous les jours, j’essaie de tendre à cette perfection-imperfection que je suis.
    Pas facile tous les jours, mais plus je vieillis et plus je deviens moi.

    Vos mots sonnent juste pour ceux qui ont la chance (!) d’être en mesure des les recevoir.
    J’ai le bonheur d’en faire partie, alors merci.
    Merci de me conforter dans l’idée que je suis sur mon chemin, même si celui-ci est sinueux et même si parfois j’ai peur…

    Merci juste d’être vous.

    Sophie.

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    Sandrine

    C’est fort, c’est puissant, c’est direct… comme j’aime ! La vie il faut la saisir maintenant ! Tout à fait d’accord. Merci pour ce nouveau partage plein de sincérite, de modestie et de profondeur. Et vivement la suite !

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    Illyria

    Très bel article, tu as entièrement raison, merci pour cette force que tu transmets à travers tes mots, merci…

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    Patricia

    Dans cet instant présent, je vous souhaite un beau voyage et surtout un repos bien mérité !

    Bien à vous
    Patricia

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    Karine-Buff@ Chic

    Celine, tes mots me bouleversent… Ils résonnent très fort en moi entre force et émotion… Juste un mot (j’ai perdu les autres, l’emotion sûrement), un très grand merci d’être toi (garde ce “luxe „ si précieux)
    Très beau voyage!
    Karine

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    aude

    en résonance … c’est magique ! frissonnant – physiquement !
    une belle porte que tes mots, ouverte sur la spirale positive que nous pouvons tous vivre. merci céline

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    Isabelle@Reussitepourmampreneur

    Bonjour,

    Merci pour ce bel article qui nous rappelle que la vie est faites de fragilités et de forces !
    J’aime beaucoup l’image de cette femme-papillon … accepter de laisser s’ouvrir sans aucune retenue nos propres ailes de papillon, est certainement le plus beau cadeau que nous pouvons nous offrir !

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    Shérine

    je fremis la , Celine:) franchement !

    merci beaucoup et YALLA! BON VOYAGE!!!!

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    Marina

    Ce message est magnifique, juste, fort….
    Bravo !

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    Flo

    Céline,

    Je lis pour la xème fois cet article qui me procure toujours autant d’émotions, de vertiges.
    Il est bon de se Sentir en VIE, de Ressentir par les Tripes… Cela me donne encore davantage envie d’entreprendre en moi, pour moi, pour vous, pour nous, pour le Monde.
    Je me suis demandée pourquoi j’ai lu, relu cet article… tout simplement pour sentir le Moteur en moi qui m’alimente pour avancer et le maintenir à une certaine vitesse afin qu’il prenne tout son Elan.
    Cet Elan de l’émergence d’une Nouvelle Conscience dans le Monde à développer… Malgré les souffrances que la crise occasionne, considérer la comme notre Grande Chance, la chance d’apprendre à vivre autrement, surtout maintenant, que l’on commence à comprendre qu’on nage tous dans le même bocal.
    Agis dans ton lieu et pense avec le Monde est voir la Vie en GRAND… Merci Céline d’insuffler ces belles énergies.
    Florence

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    LE GRAND

    Céline, ton article est juste magnifique et tes mots résonnent en moi comme toujours au plus haut et au plus juste. Un équilibre fragile et la volonté de se trouver soit, de vivre sur un fil tout en faisant tourner le monde, d’apprendre chaque jour d’avantage ce que l’on ne peut nous apprendre.
    Un monde de remise en question où la réponse est notre chemin.
    Très beau, merci pour tes paroles et continue d’être toi, hier, aujourd’hui comme demain

    Aurélie

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    Rebecca

    J’espère que tes vacances en couleur t’ont fait du bien!
    Céline, tu es une source d’inspiration.
    A très vite,

    Rebecca

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    Laurianne

    Bonjour Céline,

    Whoua, j’étais passée à coté d’un article bien puissant !
    Un joli bilan qui met bien en évidence les principes mêmes qu’être soi, finalement c’est la seule solution pour avoir et faire de notre vie… celle qui nous corresponde.

    « Etre soi, un p***** de parcours du combattant »… whou lalala oui ! Surtout quand nous avons été marqué par certaines blessures au cours de notre enfance qui nous font mendier de l’amour sous n’importe quelles conditions auprès de « papa – maman » donnant alors l’illusion que la vie se traite de la même façon… faire plaisir, être reconnu aux yeux des principes des autres et de l’économie actuelle… bref, on s’oublie pas vraiment, on met un beau manteau dans lequel on se sent à l’étroit mais qu’on ne veut pas enlever parce que être nu, c’est être fragile et on nous dit tellement que la vie est une jungle… etc.

    Si je devais faire un bilan de mon année pour commencer 2013 sur de nouvelles bases… je dirais que ce que j’ai appris au fur et à mesure du temps et en version hyper accélérée depuis le 9 mai 2011, c’est que les peurs sont un habit qui ne nous va pas du tout au teint. Contrôler pour mieux chuter aussi, ça pourrait être une devise… et surtout, surtout… si je n’ai pas confiance en la vie, autant rester au lit… Ah et assumer ce que nous sommes.
    Assumer ce que nous sommes… vaste programme. Parce que ce n’est pas en se regardant dans une glace et en faisant la méthode Coué que les choses changent. C’est quand on se voit dans le regard des autres que l’on sait si on est droit dans ses bottes ou pas.

    J’aimerai alors partager ici une aventure personnelle dont je n’ai pas honte, parce que c’est mon parcours et qui montre bien à quel point tout est illusion dans la vie et que c’est selon l’angle de vue que l’on aborde les choses qui changent tout.

    Alors dans les grandes lignes, je suis née dans les plus beaux quartiers de Paris. Quand je dis les plus beaux, c’est dans le 7ème, dans la rue qui aujourd’hui est la plus chère de Paris. Fille de… forcément, je suis presque née une cuillère en or dans la bouche. Je faisais une liste au père noël pour avoir une poupée, à Noël j’avais la poupée, les amies de la poupée, la garde-robe pour la changer, l’armoire pour ranger les vêtements de la poupée, etc. Tout tombait du ciel. Alors évidemment pour ceux qui n’ont rien, dont on dit qu’il faut travailler dur pour avoir un peu, cela semble indécent.
    Sauf que papa n’avait pas eu si tort de m’élever ainsi, puisque au plus profond de moi, je crois toujours (et ayant une maîtrise en physique quantique), que l’Univers, l’atome, les brèches de l’espace-temps permettent que les « miracles » arrivent. Ayant fait l’expérience mille fois… bref.
    Et puis voilà, la vie continue, des hauts et des bas… je connais aussi les huissiers à l’âge de 12 ans. Bref, je passe l’épisode.

    On fait un bon dans le temps où depuis 2011, au décès de mon père, je ne cesse de battre seule, confrontée à une administration curieuse et confuse. Je m’endette pour payer les obsèques de mon papa. Je suis sans revenue, sans emploi, je monte ma structure, je suis en plein deuil, je déménage, je suis en pleine séparation. Bref, je me retrouve endettée avec ma banque. Celle-ci me solde mon compte. Fichée à la banque de France. Prise dans un état de léthargie, je cumule des rdv pro pour avancer, sans succès… forcément, je suis perdue dans mon identité et se greffe peu à peu la culpabilité, l’humiliation. Pas de ressource, pas de compte bancaire, je vie au crochet sans vraiment le savoir de mon ex compagnon… et puis un jour, il part, ne peut plus m’aider… je décide de passer le cap et de faire appel à mes droits d’aide sociale.

    Et vous allez voir que l’habit du être est quelque chose qu’il faut assumer pour dépasser tout cela.
    Je passe donc le seuil de la porte des centres sociaux. Où toutes les personnes qui sont là, autour de moi, avec un numéro attendant leur tour pour « mendier » de l’aide, sont reçues avec mépris. Et moi, qui même avec un seul repas par jour dans le ventre depuis des mois (à savoir du riz, pas de légumes, pas de fruits, encore moins de protéines), avec en tête la mise en demeure de mon propriétaire, les menaces et harcèlement de EDF pour impayés en plein hiver… coquette (petit manteau, petit chapeau, petit sac, rien d’exceptionnel, vestige d’un passé plus abondant, face à celles qui ne viennent même plus coiffées, même plus maquillées, même plus habillées, en jogging, en chaussons même j’ai pu voir), parce que c’est ainsi que je suis, je suis reçue avec méfiance. Qui suis-je ? alors je raconte mon histoire…

    Et à chaque fois je vois de la peur dans le regard de l’autre. La peur de ne pas avoir de compte courant, d’être seul face à tout cela, un frigo vide, ne pas avoir droit à une aide parce que pas de rib à son propre nom… comme quoi tout est régit par le flux de l’argent… « comment avez-vous fait ? » je en sais pas… un instinct de survie… Le mépris, la méfiance et la colère de mes interlocuteurs qui par leur question me mettent de plus en plus dans une situation d’humiliation, cherchent à comprendre et surtout voient dans ma situation tout ce qu’ils ont peur de vivre, c’est pourquoi ils cherchent principalement la “sécurité de l’emploi” avant de vivre leur vie. J’ai pris le risque de la véritable insécurité pour vivre ma richesse d’aujourd’hui. Courage ou ignorance, c’est juste accepter de vivre ce que j’avais à vivre selon mes principes et les valeurs.

    Et le jugement… combien de fois ai-je entendu : « mais ce n’est pas possible ? » ou encore « mais pourquoi ne pas vous être manifestée plutôt ? »… alors évidemment, j’allais pas dire à l’administration : « parce que inconsciemment, je me donnais pas le droit de vivre, d’être et que j’étais dans le sacrifice à cause d’une culpabilité qui me regarde »… non, évidemment, alors il faut encaisser. Garder la tête haute, parce que je n’ai pas honte de ce que j’ai vécu. Des accidents de parcours, des aléas de vie… je ne vais pas déterrer mon père et l’engueuler de ne pas avoir fait le nécessaire pour mourir sans que je paie les obsèques. (éclat de rire).

    Ca c’est le jugement administratif, mais il y a le jugement des proches. Le pire en soi. Ceux qui veulent avoir le contrôle. Qui pensent que vous ne faîtes pas le nécessaire : « mais donne moi ton cv, ce n’est pas possible avec ton talent, tu ne peux pas trouver un job même chez McDo ». Bon, alors… il faudrait que ces « proches » qui vivent par procuration une peur qui leur appartiennent, se rendent bien compte d’une chose, quand les choses sont écrites pour être vécue d’une certaine façon, on ne peut pas aller à l’encontre du programme de l’Univers. Dans ma vie j’ai envoyé partout en France 254 CV. Ca en fait des CV. Quand ça ne doit pas se faire par là, ça se fera autrement. Et quelque part quelle richesse cette traversée… ce que j’ai compris sur moi, sur les autres et voir aussi la faille d’un système sociale qui cultive le pauvre, la culpabilité… La confiance en l’autre c’est bien ce dont manque la France. Confiance aux dons de chacun, confiance en la force de chacun…

    Le vrai luxe d’être soi, c’est donc d’assumer ce que nous sommes, nos idées, nos valeurs, surtout nos valeurs, notre parcours complexe. Ce que je pense aussi c’est qu’une vie est aussi et avant tout finalement un développement personnel à accomplir avant de rentrer dans une logique purement économique. Beaucoup de gens pensent que lorsque se présentent à eux des cubes ou des sphères rondes à mettre dans des emplacements spécifiques, si le carré ne rentre pas dans l’emplacement rond, alors il faut s’armer de patience, prendre des outils et travailler le « carré » à la lime, au marteau pour qu’il devienne rond et entre dans la case ronde. Alors qu’en acceptant les choses et en ayant une vision plus large, non seulement on se rend compte de possibilités plus importantes, d’une autre source de richesse et que chaque chose est à sa juste place.

    La différence entre avoir le contrôle et avoir la maîtrise est vraiment dans l’acceptation et s’accepter avec son parcours, sa traversée du désert, ses blessures, les conséquences des blessures pour en sortir plus fort et plus grand.
    Après tout qu’est-ce que cela peut faire que j’ai été dans une précarité énorme. J’ai pas braqué une banque. J’ai pas cherché à être “assistée” par l’Etat et bénéficier de mes droits sociaux qui sont une chance en France. Je n’ai pas mis en danger la vie des autres? Ma bateau qui a coulé… il n’y avait que la capitaine, moi, dedans, alors pourquoi tant de colère, de haine, de jugement dans le regard et la bouche des autres? Qu’est-ce que cela peut faire?

    C’est là que j’ai compris que ma situation dérangeait parce qu’elle reflétait tout ce qu’on ne veut pas vivre. Et bien je l’ai vécu et je m’en suis sortie! Je n’en suis pas morte, mais bien vivante et encore plus vibrante, je peux le dire!

    J’ai donc fait face à l’humiliation, à la honte, à la culpabilité, à l’incompréhension, au jugement, aux « tu devrais faire ci », « il faut, il faut, il faut »… fuyez les IL FAUT… ça sonne FAUX. Tout a un sens. Tout ce que nous faisons, même la pire auto-destruction a un sens. Lui offrir amour et non dégoût, lui offrir compréhension et non contrôle c’est la meilleure façon de passer l’épreuve. Nous n’avons rien à prouver à personne. Nous n’avons à convaincre personne. On vient au monde seul, on meurt seul et les complications on les vit seul. Alors le grain de sel de ceux qui savent tout mieux que tout le monde, alors qu’à y regarder de plus près… bah, leur vie n’est que regret… inutile de s’encombrer de tout cela. L’aide elle vient de soi, de ses valeurs, de sa force, de ses principes. De sa vision des choses qui est de toute façon la bonne pour soi. Nous sommes uniques, différents et riches… cultivons la différence ! Et quand on assume notre différence, les portes s’ouvrent comme par magie. Nous ne faisons plus d’efforts et nous partageons de vrais moments délicieux. Accepter aussi les autres, leur peur, c’est accepter notre différence.

    Aujourd’hui, je suis donc d’autant plus fière de dire que j’ai vaincu un cancer de l’argent. Quand nous sommes malades ou quand nous cultivons des échecs amoureux, on se dit qu’on n’ a pas de chance ou que nous tombons sur des abrutis. Mais quand nous avons un échec social important, alors on pense que c’est parce qu’on a nécessairement mal fait. Moi, j’ai fait en fonction de mes épreuves personnelles à traverser. Et tant que je n’avais pas assumé ma part d’ombre, mes blessures je n’acceptais ni mon vrai moi, ni ma richesse.

    Aujourd’hui, je suis donc fière de commencer l’année 2013 avec de nouveaux projets, une nouvelle vie, une renaissance et je me suis battue envers et contre tous. Je suis restée droit dans mes bottes et je n’ai pas courbée l’échine parce que je n’avais que deux euros par jour pour manger. J’ai eu peur, j’ai pleuré, je me suis posée beaucoup de questions, sous la pression du quotidien, sans la paix de l’esprit… et puis finalement, le chaos extérieur ne peut absolument pas faire de moi ce que je suis ou pas. Le chaos extérieur, l’instabilité extérieure, dans des conditions extrêmes ont donné la nourriture pour me dire que dépouillée de tout, j’ai la force créative. Qu’est-ce qui peut m’arrêter de rayonner ? la preuve, les services sociaux me voyaient plein d’optimisme alors que la situation ne s’y prêtait pas.

    Ce que j’ai donc appris c’est avoir confiance en la vie, confiance en son parcours, en sa force en soi pour dépasser les épreuves. Ce que j’ai compris c’est que chaque épreuve est l’histoire unique de chacun. Qu’il faut accepter de vivre ce qu’il y a vivre… le chemin est toujours à la hauteur de notre force à dépasser les épreuves. Jamais nous nous infligeons des épreuves que nous ne sommes pas capables de dépasser avec succès. Plus on tombe, plus nous sommes grands. C’est dire notre force, notre rayonnement.
    Mon expérience me permet de relativiser les épreuves, de créer ma vie sans peur, de lâcher prise et surtout d’aider les autres… avec mon truc à moi.

    2013 commence super bien ! avec plein de jolies choses. A grande vitesse… 🙂 et il n’y a même pas à se poser de question, les choses se font naturellement. Voilà… être soi, c’est être naturel, en accord avec la nature de la vie… toute sa nature même les tempêtes. Alors oui, vivre c’est un PUTAIN de combat… et oui ça en vaut la peine parce que… soit on le fait pour soi, soit pour ses proches (enfants, parents, conjoints) soit on le fait parce qu’on veut être celui ou celle qui change les choses aussi. J’ai été témoin d’une institution sociale qui m’a terriblement choquée. Je ne suis pas dupe, mais avec mon parcours, mon expérience professionnelle et de vie, je crois que je vais vraiment m’investir pour tous ceux qui ont juste besoin qu’on leur dise « hey… la vie est difficile, mais j’ai confiance en toi ».

    Et Céline, c’est ça que tu offres, cette petite phrase qui change l’être dans ces cellules. La confiance! 🙂 Merci à toi! Je t’embrasse

    Laurianne

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    Céline

    Bonjour à toutes et tous,
    De retour de mon périple à l’autre bout du monde, je vous remercie pour vos messages suite à cet article qui marque clairement un avant et un après dans ma vie, le blog, l’agence. Ravie de voir qu’il a pris son envol en mon absence et s’est propagé 230 fois à travers Facebook… Je serais de retour ici la semaine prochaine pour encore plus d’essentiel 😉 Merci de faire vivre ce lieu avec autant d’inspiration et d’élégance.
    Love.

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    SL

    Welcome back!! Et vivement quelques images de ton périple et quelques réfléxions que t’auront inspirées ces semaines au bout du monde 😉

    De tout coeur,

    SL

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    Sofi

    MERCI Céline pour la “lumière” de vos articles! Quel Bonheur de vous avoir rencontrer, vous êtes comme cette chanson de Michel Berger “ELLa, Ella”….vous avez ce petit don du ciel qui vous rend belle….. de l’intérieur comme de l’extérieur!
    Bien à vous
    Sofi

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    Sofi

    « Ce n’est pas le vent qui décide de votre destination.
    C’est l’orientation que vous donnez à votre voile.
    Le vent est le même pour tous »
    (Jim Rohn)

    et c’est marrant car j’ai pensé à vous lorsque j’ai pris mes premiers cours de catamaran….non ce n’est pas le vent qui décide ….c’est nous! J’ai pu ressentir pleinement cette phrase !
    Céline, oui….je garde au fond de moi cette belle citation que vous m’aviez envoyé, un de ces soirs ou j’avais le spleen….
    Quel chemin parcouru depuis avec vous!!
    bien à vous
    Sofi

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